vendredi 17 juin 2011

10 trucs et astuces lors d'une suppléance dans une nouvelle école!

Faire de la suppléance nous amène à aller dans plusieurs écoles, dont certaines que nous ne connaissons pas. À Montréal, la commission scolaire est divisée en 5 réseaux et il y a une trentaine d'école par réseau, ce qui fait un total de 150 écoles au secteur régulier (un réseau différent gère les écoles en adaptation scolaire). Personnellement, je fais de la suppléance dans 4 de ces réseaux. Les chances que je sois souvent dans la même école sont assez minces! Voici quelques trucs et quelques questions à poser lorsqu'on ne connait pas l'école dans laquelle nous allons!

  1. Si vous arrivez plus tôt que les heures d'ouverture du secrétariat, trouvez le service de garde. Il y a souvent une sonnette et la responsable du service de garde vous dira où se trouve la salle des enseignants. 
  2. Par la suite, si vous voyez un enseignant, vous pouvez lui dire qui vous remplacez et lui demander où se trouve la classe. Ça vous permet de vous préparer un peu plus tôt pour la journée! En effet, si vous attendez la secrétaire, vous aurez environ 10- 15 minutes pour vous approprier la classe. J'essaie toujours d'aller dans la classe un peu plus tôt.
  3. En entrant dans la classe, regardez ce que l'enseignant vous a laissé. Regarder un peu le matériel et la planification afin d'être sûre de pouvoir entamer la journée. S'il n'y a pas grand chose, regardez dans les manuels des élèves (ce n'est pas criminel d'ouvrir un pupitre pour voir où les élèves sont rendus : enfin, je pense bien!) et planifiez votre journée!
  4. Quand vous savez ce que vous ferez (au moins pour l'avant-midi! On a toute l'heure du diner pour planifier l'après-midi!) Cherchez le tableau des responsabilités: vous verrez qui prends les présences, qui vérifie les devoirs, etc. Cela vous donnera des noms de références pour en savoir plus durant la journée.
  5. Essayez de trouver un enseignant et de lui demander si vous devez aller chercher les élèves à la porte de la récréation. Et demandez-lui où elle se trouve!
  6. Souriez: n'ayez pas l'air stressée ou anxieuse, même devant les autres enseignants. Plusieurs pensent que les suppléants sont incompétents. Montrez-leur que vous contrôlez la situation. Attention! Contrôler la situation ne signifie pas tout savoir! Poser des questions sur le fonctionnement de l'école est, selon moi, une marque de responsabilité et de respect pour l'école.
  7. Il est difficile de savoir les noms des élèves et pourtant, ça facilite énormément la gestion de classe. Et la gestion de classe n'est pas facile en suppléance! J'apporte toujours des feuilles blanches et je fais un petit bricolage avec eux. Quand tout le monde est assis à son pupitre en silence en faisant de la lecture (souvent je leur demande de faire 10 minutes de lecture quoique ça fasse souvent partie de la routine...) , je leur distribue une feuille chacun. Je leur dit que nous allons faire une activité: prenez la feuille à l'horizontal dans les mains, pliez-la en deux, retournez-la à l'horizontal, pliez-la de nouveau, écrivez votre nom! Même s'il y a quelques noms sur les bureaux, je le fais (à moins que tous les noms soient visibles!).
  8. Je leur dis souvent mon nom par un bonhomme pendu. C'est un classique et ils aiment ça!
  9. Après le bonhomme pendu et les noms en papier, je dis mes règles (règles de base...) Essayez de vous trouver un mini système d'émulation du genre soleil/nuage ou feux de circulation. Dessinez le au tableau et utilisez-le: simple, pas besoin de transporter son système et efficace.
  10. Dites que c'est normal que certaines choses ne fonctionnent pas comme avec l'enseignante. Vous n'êtes pas leur enseignante et aujourd'hui, c'est vous qui êtes là! Quand vous prenez une décision ou faites quelque chose, assumez-le! Sinon, il vont toujours revenir sur ce que vous faites.. et là on perd le contrôle!
Voilà! C'est 10 choses que j'ai apprises lors de mes premières suppléances... et je vais surement en apprendre bien d'autres dans les prochaines! Mais c'est un bon début! Si vous avez d'autres trucs et astuces, commentez ce billet! C'est en partageant que nous seront meilleurs!

jeudi 16 juin 2011

Suppléance au préscolaire

Le préscolaire m'a parfois attiré et parfois, il m'a fait peur. Je n'ai pas encore eu l'occasion de faire un stage à la maternelle (janvier 2012) et les cours universitaires sur le préscolaire ne sont pas très nombreux. De plus, les cours nous préparent davantage à avoir une classe durant un long laps de temps plutôt que pour être en mesure de gérer une classe de maternelle sur une journée. Je vous fait donc part de mes premières expériences de suppléance au préscolaire et je vous invite fortement à commenter ce billet pour nous partager vos suggestions et expériences.

              La première fois que je suis allée dans une classe de préscolaire, c'était un avant-midi dans une maternelle 4 ans (pré-maternelle) au mois de mai. Il n'y a pas de récréation, les élèves doivent constamment être occupés, je ne connaissais pas le fonctionnement de cette classe et ils ont l'air trop petits pour leur demander le silence. Bref, j'ai eu de la difficulté à me faire écouter et j'étais contente de ne faire qu'une avant-midi. 
               Lorsque c'est arrivé, j'étais en train de faire mon cours d'innovations pédagogiques au préscolaire à l'université. Par la suite, nous avons eu un travail à faire: concevoir 3 outils de gestion (de classe, du temps, des transitions, etc.). J'ai sauté sur l'occasion pour tenter de trouver des solutions aux problèmes rencontrés lors de ma première expérience.

1. J'ai fabriqué un gros bâton de pluie : Lors que les élèves entendent le bruit de la pluie, ils doivent se mettre les mains sur la tête pour se protéger de la pluie et écouter le beau son que ça fait (donc arrêter de faire du bruit).
http://lesdebrouillards.tv/2010/01/26/fabrique-un-baton-de-pluie/

2. J'ai écrit une histoire qui explique les étapes de la gestions des conflits accompagnée de pictogrammes à afficher au tableau: En maternelle, les enfants se chicanent pour un rien. Il est épuisant pour l'enseignante de gérer la classe en même temps que les conflits. J'ai donc essayé de trouver un moyen pour les rendre autonomes.

3. J'ai créé un système d'émulation : Intitulé Je grandis, les élèves ont chacun leur nom sur des étiquettes et il y a trois niveaux. Tous commencent en bas. À chaque fois qu'ils agissent comme des grands (ils font bien leur travail, ils rangent, ils écoutent, etc.) l'élève peut aller monter son nom d'un niveau. Lorsqu'il est en haut, il a droit à une étampe (ou autre). Pour illustrer le fait d'agir comme un grand, j'ai mis ces 4 niveaux sur une grande girafe. Ils doivent agir aussi grands qu'une girafe!

                      J'ai testé le bâton de pluie et mon système de girafe lors de ma deuxième expérience en maternelle (5 ans cette fois, en juin, et pour une journée entière). Le bâton à assez bien fonctionné, quoique à la fin, les élèves étaient trop habitués de l'entendre (il faut modéré son utilisation). Les élèves ont adoré tenter d'agir comme des grands. Dans l'après-midi, ils venaient me dire qu'ils avaient rangé pour pouvoir monter. Quand cela arrive, je leur disais que c'était bien qu'ils rangent, mais qu'ils ne pouvaient pas monter leur nom à chaque fois qu'ils rangeaient! 
                        Bien que je ne l'aie pas essayé encore, j'ai inséré des petits arrêts (stop) dans mon système d'émulation. Lorsqu'un élève dérange vraiment, on lui met un arrêt sur son nom. Pour l'enlever et pouvoir monter de niveau, il doit faire une bonne action. C'est une façon que j'ai trouvé de conserver mon système d'émulation positif, qui encourage les bonnes actions plutôt que de punir les mauvaises. (Je suis peut-être idéaliste, mais j'aime mieux rester positive!)

Finalement, je vais finir sur une petite suggestion que je vais moi-même appliquer la prochaine fois que je vais aller en suppléance dans une maternelle: Apporter des outils pour faire faire des ateliers aux élèves et prévoir une période d'ateliers au moins. Je m'explique: À la commission scolaire de Montréal, la plupart du temps (jusqu'à maintenant, tout le temps), les enseignants laissent le travail à faire pour la journée. Cependant, en maternelle, les ateliers laissés ne sont pas toujours clairs et ne sont pas toujours suffisants. On peut toujours se débrouiller en disant aux élèves de jouer dans les différents coins de la classe (cuisine, dessin, construction, etc. et c'est habituellement un maximum de 4 élèves par coin), mais si tu fais 3 périodes de jeux libres, ça l'air fou un peu et les élèves vont être "tannés". 
Bref, je ne me prépare jamais pour des suppléances au primaire SAUF en maternelle. Peut-être que c'est moi qui est trop "insécure" avec ce niveau, mais le fait qu'ils doivent constamment être occupés peut poser problème si la suppléante n'a pas de matériel de secours!!

Myriam :)

P.S. Je vais essayé de prendre mon matériel de gestion en photo pour les mettre sur le blogue les plus tôt possible!

Bienvenue! :)

Bonjour!
 
Je m'appelle Myriam et je fais présentement de la suppléance à la Commission scolaire de Montréal tout en terminant mon Bacc en Éducation au préscolaire et au primaire à l'UQTR.
J'ai créé ce blogue pour favoriser le partage de matériels permettant de se débrouiller lors d'une suppléance de dernière minute ou encore, pour partager des stratégies de gestion de classe.
Tout le monde le sait, les suppléants ne l'ont pas toujours facile... Les élèves voient une opportunité de s'amuser et de se "lâcher lousse"! Il est donc important d'être bien préparé à toute éventualité.
Je vous invite à commenter des activités si vous les expérimentez, de donner des idées, etc. Bref, je souhaite que ce blogue devienne un outil pour l'amélioration de nos compétences professionnelles à l'aide de la discussion et de la réflexion.
 
Comme le disent certains de mes professeurs à l'université: On apprend en parlant!
À bientôt!
Myriam