Le préscolaire m'a parfois attiré et parfois, il m'a fait peur. Je n'ai pas encore eu l'occasion de faire un stage à la maternelle (janvier 2012) et les cours universitaires sur le préscolaire ne sont pas très nombreux. De plus, les cours nous préparent davantage à avoir une classe durant un long laps de temps plutôt que pour être en mesure de gérer une classe de maternelle sur une journée. Je vous fait donc part de mes premières expériences de suppléance au préscolaire et je vous invite fortement à commenter ce billet pour nous partager vos suggestions et expériences.
La première fois que je suis allée dans une classe de préscolaire, c'était un avant-midi dans une maternelle 4 ans (pré-maternelle) au mois de mai. Il n'y a pas de récréation, les élèves doivent constamment être occupés, je ne connaissais pas le fonctionnement de cette classe et ils ont l'air trop petits pour leur demander le silence. Bref, j'ai eu de la difficulté à me faire écouter et j'étais contente de ne faire qu'une avant-midi.
Lorsque c'est arrivé, j'étais en train de faire mon cours d'innovations pédagogiques au préscolaire à l'université. Par la suite, nous avons eu un travail à faire: concevoir 3 outils de gestion (de classe, du temps, des transitions, etc.). J'ai sauté sur l'occasion pour tenter de trouver des solutions aux problèmes rencontrés lors de ma première expérience.
1. J'ai fabriqué un gros bâton de pluie : Lors que les élèves entendent le bruit de la pluie, ils doivent se mettre les mains sur la tête pour se protéger de la pluie et écouter le beau son que ça fait (donc arrêter de faire du bruit).
http://lesdebrouillards.tv/2010/01/26/fabrique-un-baton-de-pluie/
2. J'ai écrit une histoire qui explique les étapes de la gestions des conflits accompagnée de pictogrammes à afficher au tableau: En maternelle, les enfants se chicanent pour un rien. Il est épuisant pour l'enseignante de gérer la classe en même temps que les conflits. J'ai donc essayé de trouver un moyen pour les rendre autonomes.
3. J'ai créé un système d'émulation : Intitulé Je grandis, les élèves ont chacun leur nom sur des étiquettes et il y a trois niveaux. Tous commencent en bas. À chaque fois qu'ils agissent comme des grands (ils font bien leur travail, ils rangent, ils écoutent, etc.) l'élève peut aller monter son nom d'un niveau. Lorsqu'il est en haut, il a droit à une étampe (ou autre). Pour illustrer le fait d'agir comme un grand, j'ai mis ces 4 niveaux sur une grande girafe. Ils doivent agir aussi grands qu'une girafe!
J'ai testé le bâton de pluie et mon système de girafe lors de ma deuxième expérience en maternelle (5 ans cette fois, en juin, et pour une journée entière). Le bâton à assez bien fonctionné, quoique à la fin, les élèves étaient trop habitués de l'entendre (il faut modéré son utilisation). Les élèves ont adoré tenter d'agir comme des grands. Dans l'après-midi, ils venaient me dire qu'ils avaient rangé pour pouvoir monter. Quand cela arrive, je leur disais que c'était bien qu'ils rangent, mais qu'ils ne pouvaient pas monter leur nom à chaque fois qu'ils rangeaient!
Bien que je ne l'aie pas essayé encore, j'ai inséré des petits arrêts (stop) dans mon système d'émulation. Lorsqu'un élève dérange vraiment, on lui met un arrêt sur son nom. Pour l'enlever et pouvoir monter de niveau, il doit faire une bonne action. C'est une façon que j'ai trouvé de conserver mon système d'émulation positif, qui encourage les bonnes actions plutôt que de punir les mauvaises. (Je suis peut-être idéaliste, mais j'aime mieux rester positive!)
Finalement, je vais finir sur une petite suggestion que je vais moi-même appliquer la prochaine fois que je vais aller en suppléance dans une maternelle: Apporter des outils pour faire faire des ateliers aux élèves et prévoir une période d'ateliers au moins. Je m'explique: À la commission scolaire de Montréal, la plupart du temps (jusqu'à maintenant, tout le temps), les enseignants laissent le travail à faire pour la journée. Cependant, en maternelle, les ateliers laissés ne sont pas toujours clairs et ne sont pas toujours suffisants. On peut toujours se débrouiller en disant aux élèves de jouer dans les différents coins de la classe (cuisine, dessin, construction, etc. et c'est habituellement un maximum de 4 élèves par coin), mais si tu fais 3 périodes de jeux libres, ça l'air fou un peu et les élèves vont être "tannés".
Bref, je ne me prépare jamais pour des suppléances au primaire SAUF en maternelle. Peut-être que c'est moi qui est trop "insécure" avec ce niveau, mais le fait qu'ils doivent constamment être occupés peut poser problème si la suppléante n'a pas de matériel de secours!!
Myriam :)
P.S. Je vais essayé de prendre mon matériel de gestion en photo pour les mettre sur le blogue les plus tôt possible!
Tu as parlé de la maternelle 4 ans. Je n'ai jamais remplacé dans une classe de pré-maternelle.
RépondreSupprimerEt je vais le faire demain matin :S
Je me demande comment je saurai réagir. Je t'en donne des nouvelles ;P
Lucie
Merci beaucoup pour tes idées partagées. On me propose un poste de suppléance en maternelle et je suis tout autant excitée que paniquée. Si j'ai l'occasion de tester tes idées, je te ferai part des résultats :)
RépondreSupprimer